Même l'argument du prévenu relatif à la privation de relations personnelles avec ses enfants n'est pas pleinement convaincant, dans le cas particulier : il faut en effet rappeler que ces enfants ont été conçus alors que Ö. se livrait à un grave trafic, à peine sorti de prison, à fin 1995 (voir les indications chronologiques de […], D.XII 2113) et qu'ils sont nés alors que leur père était déjà incarcéré à nouveau. Si l'on ne peut nier que, même dans ces conditions, Ö. puisse éprouver un sentiment paternel ordinaire, il n'y a jamais eu de destruction, par des décisions judiciaires, d'une situation familiale heureuse, entraînant éventuellement une déstabilisation de son système de valeurs