En effet, la multiplicité de ces faux certificats permet de se convaincre qu'ils n'étaient pas destinés seulement à entrer ou séjourner en Suisse sans être inquiété par la police des étrangers, ce qui relèverait de l'article 23 LSEE, mais plus généralement à créer une confusion sur son identité, pour protéger son entreprise délictueuse. Enfin, il n'y a pas lieu de s'étendre sur le délit de rupture de ban (art.291 CP), évidemment réalisé, ni sur la contravention de l'article 33 LArm (pour la détention non conforme à la législation d'un pistolet, l'acquisition de ce dernier, éventuellement à l'étranger, ne relevant pas du droit suisse), ni sur la propre consommation de stupéfiants du prévenu