Ö. tient à ajouter qu'il ne s'était jamais évadé avant sa fuite de la prison de Porrentruy, le 24 mai 2003 (D.V 875-82; pour être précis, il faut tout de même rappeler au prévenu que sa condamnation du 18 juin 1997 sanctionnait, entre autre, des gestes de violence commis "à l'encontre du geôlier lorsqu'il a tenté de s'enfuir le 22 mai 1996 alors qu'il ressortait de chez le médecin", D.XII 2099). Il se plaint des mauvais traitements qui lui ont été infligés lorsqu'il a été capturé à St-Imier. On lui a bandé les yeux et on l'a traîné dans les escaliers, alors qu'il avait les jambes cassées. Une opération prévue a été reportée sans raison et il n'a pas reçu de soins. Trois semaines plus tard