Lorsqu'on lui rappelle que, selon ses propres déclarations (D.VII 1149), le nommé C. devait lui ramener 50 grammes de cocaïne de Hollande lorsqu'il a été arrêté, il répond n'avoir pas le souvenir de s'être exprimé de la sorte. Lorsqu'il est venu s'installer en Suisse clandestinement, le prévenu avait le projet de créer, avec W., une société de transport de colis. C'est pour travailler dans ce cadre qu'il avait besoin de faux papiers. La collaboration avec W. était subordonnée à la condition que ce dernier arrête de consommer des stupéfiants. Or il n'a jamais arrêté. Ö. tient à ajouter qu'il ne s'était jamais évadé avant sa fuite de la prison de Porrentruy, le 24 mai 2003 (D.V 875-82;