Le prévenu déclare qu'il avait deux ou trois amis toxicomanes et qu'il a été condamné à quatre ans et demi de réclusion et 10 ans d'expulsion à cause d'un faux témoignage. Après la rétractation du faux témoin, il pensait obtenir une réduction de peine de 3 ans et demi et éviter l'expulsion, mais la Cour suprême du canton de Berne n'a réduit la peine que de 6 mois et supprimé l'expulsion, pour éviter le dédommagement qui lui aurait été dû en cas de libération plus ample (en réalité, la 1ère Chambre pénale de la Cour suprême du canton de Berne a, dans son jugement du 17 mars 1994, écarté de manière résolue et détaillée, les contestations du prévenu quant au témoignage de L., D.XII 2080-2,