Pour comparer la gravité relative des deux préventions, il convient donc de s'attacher plus particulièrement aux quantités d'héroïne en cause. Dans la première période (qui correspond à peu près au deuxième semestre 2001, voir par exemple D.III 660), le trafic retenu à charge de G. portait sur 5,2 kilos d'héroïne (jugement du 2 juillet 2003, p.23). Le degré de pureté de cette drogue était tenu pour "particulièrement faible" dans le jugement précité (p.26), puisque les saisies des 13 décembre 2001 et 25 février 2002 ont révélé des taux de 10,6, 11,1 et 14,7 % (D.IV 1012ter et 1012bis). On peut ainsi estimer la quantité d'héroïne pure mise sur le marché à environ 600 grammes.