Néanmoins, il paraît que, dans la mesure où les mineurs disposent du droit de faire détruire les échantillons prélevés et effacer les inscriptions enregistrées dans les fichiers à certaines conditions énumérées plus haut, l'intérêt public à élucider les infractions en cause est prépondérant (ATF 128 II 259 précité). L'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme dans la cause S. et Marper contre Royaume-Uni du 4 décembre 2008 (requêtes no 30562/04 et 30566/04) considère comme contraire à l'article 8 CEDH le fait pour un Etat de permettre la conservation d'empreintes digitales et de données ADN de requérants mineurs, qui ont été soupçonnés d'avoir commis certaines infractions pénales