Finalement, l'expertise psychiatrique a également mis en évidence un isolement social important. Force est, dans ces conditions, de reconnaître une absence d'attache avec notre pays. Le critère n’est pas ici, contrairement à ce que semble soutenir le recourant dans ses observations du 29 décembre 2009, celui de la nationalité de A., mais bien celui des relations effectives et vécues en Suisse. Or, le prévenu n'y entretient ni relations personnelles ni situation économique qui constitueraient pour lui une motivation à rester en Suisse malgré la menace d'une peine pour les faits qui lui sont reprochés. Partant, le risque de fuite est réalisé.