Le lendemain de cette entrée en force, A. a disparu du centre de requérants d'asile auquel il était attribué. Le prévenu lui-même admet n'avoir pas d'amis en Suisse et être resté illégalement dans notre pays, afin de "trouver quelqu'un pour [s]e marier et qui peut [lui] garantir [s]on séjour en Suisse". Il indique par ailleurs n'avoir "nulle part" où aller. Sa famille réside en Algérie et il n’est pas parvenu à recréer dans notre pays, pas plus que dans les autres pays dans lesquels il a séjourné, un cercle social, amical ou familial synonyme d’intégration. Finalement, l'expertise psychiatrique a également mis en évidence un isolement social important.