En l'espèce, le risque de collusion est patent puisqu'immédiatement après sa mise en liberté le 24 juillet 2009, le prévenu a à nouveau été en contact avec la plaignante, admettant avoir entretenu avec elle "de nombreuses relations sexuelles" et "avoir discuté au cours de ces rencontres d'un éventuel retrait de plainte" (recours ch.5 et 8). Ces rencontres ont eu lieu malgré le fait que le juge d'instruction ait formellement interdit au prévenu tout contact avec la plaignante de quelque manière que ce soit et lui ait enjoint de ne répondre à aucune éventuelle sollicitation de sa part, cette interdiction étant une condition à sa mise en liberté provisoire.