La création du Conseil de la magistrature avait notamment pour but d'ouvrir un lieu de dialogue entre les pouvoirs, afin de permettre certains échanges d'informations pour prévenir la naissance de conflits. Il fallait donc admettre que certaines informations dont un membre suppléant du Conseil de la magistrature avait connaissance dans le cadre des travaux de ce conseil soient ensuite portées à la connaissance de la Commission judiciaire dont il était aussi membre, puis, si nécessaire, des députés. En particulier, quand il était question de la réélection ou de la non-réélection d'un juge, ce transfert d'informations devait avoir lieu.