C. Par décision rendue le 13 février 2006, le ministère public a déclaré irrecevable la requête précitée. Il a retenu en substance que, selon les dispositions législatives applicables, un prélèvement, par exemple un frottis de la muqueuse jugale, pouvait être effectué aux fins d'analyse d'ADN sur les suspects, pour élucider un crime ou un délit. La police pouvait notamment ordonner le prélèvement non invasif d'échantillons sur des personnes et l'analyse de ces échantillons pour l'établissement d'un profil d'ADN. Lorsqu'elle ordonnait un prélèvement d'échantillon, la police informait la personne concernée de son droit de contester cette décision auprès de l'autorité d'instruction pénale.