La solution préconisée par Bauer et Cornu ne peut être retenue. Non seulement elle s'écarterait d'une jurisprudence constante et ancienne mais également de l'avis de Piquerez qui n'envisage pas pour le ministère public la possibilité de revenir sur sa décision par opportunité. Il faut s’en tenir à la solution appliquée depuis toujours. Elle présente de plus l’avantage de maintenir le parallélisme qui doit exister entre les cas de réouverture après classement et celui de la reprise de l’instruction après un non-lieu prononcé pour des motifs de fait.