Dans le dernier précédent publié, la Chambre d'accusation a ainsi estimé qu'un prévenu incarcéré à Thoune devait pouvoir recevoir au moins toutes les deux semaines pendant une heure en tout cas la visite de son épouse (RJN 2004 p.117). Une attitude plus restrictive avait été montrée en 2001 pour une épouse qui avait la qualité de co-prévenue dans la même affaire, au regard des risques accrus de collusion; ceci avait amené la Chambre d'accusation à estimer que le juge d'instruction n'abusait pas de son pouvoir en fixant à vingt minutes plutôt qu'à soixante la durée des visites hebdomadaires (RJN 2001 p.193). Les griefs du recourant paraissent bien fondés au vu de ce qui précède.