Selon la Chambre d'accusation, l'Etat ne peut en effet pas exciper de son organisation, plus spécifiquement de l'utilisation de ses effectifs de police, pour restreindre les droits fondamentaux des justiciables, en tout cas dans une mesure qui conduirait à supprimer totalement l'exercice de ce droit. Dans le dernier précédent publié, la Chambre d'accusation a ainsi estimé qu'un prévenu incarcéré à Thoune devait pouvoir recevoir au moins toutes les deux semaines pendant une heure en tout cas la visite de son épouse (RJN 2004 p.117).