Ce motif commande l'admission partielle du recours. Cela ne signifie pas qu'il faille immédiatement libérer le recourant (ATF 125 I 113 cons.3 relatif à une violation du droit d'être entendu, également applicable au défaut de motivation; 124 I 327 cons.4c, 333). Selon la jurisprudence en effet, l'élargissement du prévenu ne peut être ordonné que s'il n'existe plus de motifs de détention, ou si celle-ci apparaît disproportionnée. Il convient dès lors de renvoyer le dossier au juge d'instruction pour qu'il statue de manière circonstanciée sur le risque de collusion.