De manière générale, le principe de la spécialité signifie que la personne remise ne peut pas faire l'objet, dans l'Etat requérant, de poursuite ou de condamnation, ni être réextradée à un Etat tiers, pour des faits commis antérieurement à la remise et pour lesquels l'extradition n'a pas été accordée. De même, aucun autre motif antérieur à l'extradition ne peut entraîner une restriction à sa liberté individuelle. Le principe s'applique d'office sans que l'Etat requis n'ait à en revendiquer le bénéfice ou à exiger des assurances quelconque quant à son respect; une dérogation requiert son consentement, dans le cadre d'une demande d'extension de l'extradition.