Cela étant, le recourant, pour le cas où la règle de la spécialité ne serait pas applicable, soutient que la mise en prévention du 8 septembre 2006 n'est étayée en rien par le dossier. En effet, ni l'escroquerie, ni l'extorsion ne sont réalisée de sa part, en soulignant que plusieurs victimes potentielles ont résisté aux pressions exercées contre elles et que celles qui n'ont pu résister n'ont jamais versé des montants aussi importants que R.. Enfin, le recourant conteste tout risque de collusion concret, et tout risque de fuite, le risque d'une peine privative de liberté étant absolument insignifiant, ou du moins extrêmement faible.