En effet, le magistrat précité dispose d'une formation et de compétences techniques particulières, qui ne sont pas celles de la police judiciaire, et qui le rendent particulièrement apte à auditionner les témoins de manière adéquate dans le cadre d'affaires financières complexes. On peut d'ailleurs relever à cet égard que c'est à tort que la police judiciaire a entendu P. en qualité de témoin le 15 avril 2005, alors que celui-ci a acquis la qualité de plaignant en déposant plainte le 17 janvier 2005 (D.764-768).