La décision du 2 août 2004 est à l'évidence arbitraire. Elle ne permet pas, en effet, à la chambre de céans d'examiner si la caution est prohibitive, destinée à maintenir le recourant en détention contrairement à l'arrêt du 30 juin 2004 ou si elle correspond aux possibilités réelles du recourant, étant rappelé qu'il a l'obligation de collaborer à la détermination de sa situation financière en donnant une description exacte de l'état de ses biens. 7. La décision attaquée doit être annulée et la cause renvoyée à la juge d'instruction pour nouvelle décision au sens des considérants.