dans la hâte, la décision du 2 août 2004 est fondée sur des prémices plutôt que sur des éléments concrets. Il est en particulier difficile de croire que les banques vont prêter, sans garantie ou avec de faibles garanties, de l'argent à des tiers pour leur permettre de déposer des sûretés en faveur d'un détenu. Par ailleurs, on ne sait rien de la valeur de rachat des assurances-vie dont le recourant prévoit le nantissement et, s'il est vrai que l'existence de ces assurances a été dissimulée au fisc, la menace de dénonciation paraît comme un moyen de dissuader le prévenu d'utiliser ces assurances. La décision du 2 août 2004 est à l'évidence arbitraire.