Le critère décisif pour arrêter le montant de la caution est donc la situation financière de l'intéressé et non pas, par exemple, le règlement du préjudice (ATF précité). L'autorité judiciaire ne saurait non plus fixer à titre de sûreté une caution "prohibitive", dont elle sait ou devrait admettre qu'il sera impossible à l'inculpé de trouver les fonds nécessaires à son dépôt (ATF 105 Ia 188). Elle doit examiner attentivement les renseignements dont elle dispose sur les ressources de l'intéressé et veiller avec un soin particulier à fixer une caution appropriée aux possibilités réelles du détenu.