Le 30 juin 2004, la Chambre d'accusation, statuant sur une nouvelle requête de la juge d'instruction, a autorisé la prolongation de la détention préventive de M. jusqu'au 31 août 2004. La chambre a retenu, en bref, que par la voix de son mandataire, le prévenu ne contestait pas que les présomptions sérieuses de culpabilité étaient réunies et que, si les risques de collusion et de récidive n'étaient pas avérés, il restait un risque de fuite, le recourant étant espagnol et ayant des biens en Espagne.