Au vu de ce qui précède, il n'apparaît pas admissible que la recourante ne puisse exercer son droit de visite que le jour où son mari est interrogé par les inspecteurs. Même si J. devait rester incarcéré à Thoune, des mesures doivent être prises pour que la recourante puisse le voir régulièrement, si ce n'est toutes les semaines, du moins toutes les deux semaines, mais alors pendant une heure en tout cas, de manière à ce que les droits fondamentaux des époux soient respectés. La décision attaquée doit dès lors être annulée. Par ces motifs, LA CHAMBRE D’ACCUSATION 1. Annule la décision de la juge d'instruction du 13 mai 2004. 2. Invite la juge d'instruction à statuer au sens des motifs. 3.