Les motifs qui ont présidé à la mise en détention provisoire (risque de fuite ou danger de collusion) peuvent cependant justifier le droit de limiter les visites – même celles du conjoint – et d'en fixer les modalités, notamment de les soumettre à surveillance (Piquerez, op cit. N.2416). Cela ne dispense pas, néanmoins, d'examiner sous l'angle de la proportionnalité les restrictions aux visites d'un prévenu en détention préventive (RJN 1999, p.147).