En 1980, il admettait encore qu'une visite d'une heure était admissible au bout d'un mois de détention. Par la suite, la jurisprudence a évolué dans un sens plus favorable au prévenu détenu, tout particulièrement en cas de détention de longue durée, de telle sorte qu'en règle générale, après une semaine de détention, l'inculpé devrait pouvoir recevoir au minimum pendant une heure par semaine, la visite de sa proche famille, à savoir de son conjoint et de ses enfants (Piquerez, Procédure pénale suisse, Zürich 2000, N.2414). Les motifs qui ont présidé à la mise en détention provisoire (risque de fuite ou danger de collusion) peuvent cependant justifier le droit de limiter les visites