Au vu des principes rappelés ci-dessus, on doit admettre que soit les locataires avaient la jouissance de la chose louée nonobstant l'absence d'état des lieux, de sorte qu'ils pouvaient invoquer un droit préférable à celui du bailleur et changer les serrures (qui d'ailleurs semblent avoir été remises en état par le serrurier, selon les déclarations de celui-ci) pour garantir l'accès à leur domicile sans que l'on puisse leur reprocher un dommage à la propriété (art. 32 CP), soit ils pouvaient se croire légitimement en droit de prendre possession des locaux et de garantir ce droit contre les agissements du plaignant par un changement des serrures, ce qui leur permettrait en tout état de cause