102 CO). Au vu des principes rappelés ci-dessus, on doit admettre que soit les locataires avaient la jouissance de la chose louée nonobstant l'absence d'état des lieux, de sorte qu'ils pouvaient invoquer un droit préférable à celui du bailleur et changer les serrures (qui d'ailleurs semblent avoir été remises en état par le serrurier, selon les déclarations de celui-ci) pour garantir l'accès à leur domicile sans que l'on puisse leur reprocher un dommage à la propriété (art.