Sur le plan subjectif, l'infraction est intentionnelle. L'auteur, au moment où il reçoit la prestation, a la volonté de ne pas payer ou accepte l'idée qu'il n'en n'aura pas les moyens (ATF 75 IV 16). L'infraction est aussi réalisée dès que l'auteur continue à recevoir des prestations après avoir pris conscience qu'il n'aura pas les moyens de payer; l'infraction n'est alors commise qu'à partir de cette prise de conscience. L'accusé insolvable soutient fréquemment qu'il espérait des rentrées d'argent en temps utile; lorsque ces dernières ne pouvaient pas lui apparaître certaines, on retiendra qu'il a accepté l'éventualité qu'elles n'interviennent pas (Corboz, op cit., no 9 ad art.149 CP). c)