Ces trois personnes ont été conduites dans les bureaux de la police de sûreté à Neuchâtel pour y être entendues (D.139). C. Le 7 juillet 2003, le mandataire des époux P. adressait un courrier au juge d'instruction (D.231) dans lequel il relevait le caractère inadmissible et disproportionné de l'intervention policière du 14 janvier vis-à-vis de ses clients, qui ont fait l'objet d'une fouille complète, d'une prise de leurs empreintes digitales et d'un "prélèvement ADN". Il déclarait entre autres vouloir être informé de la forme sous laquelle ses clients se trouvaient enregistrés dans les fichiers de la police.