En cas de rejet de la demande de mise en liberté, le prévenu peut recourir à la Chambre d'accusation, qui statue librement au vu du dossier (art.121 al.4 CPP). a) Les éléments que la juge d'instruction tire des premiers interrogatoires du prévenu, devant la police ou elle-même, sont bien réels, et le recourant ne démontre pas en quoi la réalité aurait été déformée. En revanche, mises en relation avec les déclarations fournies par la plaignante, ces explications du prévenu méritent assurément d'être vérifiées dans la mesure du possible. A ce stade de l'enquête, les présomptions sont suffisantes pour justifier le maintien en détention préventive.