Les démarches entreprises par l'intermédiaire de l'Office fédéral de la justice, comme indiqué ci-dessus, ne sont pas non plus vérifiables, serait-ce à l'insu du prévenu. Enfin les confrontations annoncées dans la requête du 23 mai 2003 ont été effectuées à une audience tenue deux mois plus tard, sans qu'on puisse voir les raisons objectives pour lesquelles il a fallu attendre tout ce temps. Dans ces circonstances, et surtout en l'absence d'une mise en prévention (récapitulation des faits) près de 6 mois après l'arrestation du prévenu, la justification du maintien de la détention préventive n'est pas démontrée.