Même si la juge d'instruction a raison de ne pas détailler dans sa requête les démarches en cours pour ne pas en compromettre le succès, l'autorité de céans doit en revanche avoir connaissance de ces démarches pour contrôler le bien fondé de la demande. Le Tribunal fédéral a déjà relevé à cet égard que l'autorité doit indiquer, au moins dans les grandes lignes et sous réserve des opérations à conserver secrètes, quels actes d'instruction doivent encore être effectués, et en quoi la libération du prévenu en compromettrait l'accomplissement (arrêt non publié du 7 janvier 1999 en la cause I.). b)