Le caractère sérieux du dommage doit être tranché en fonction de critères objectifs, et non pas d'après les réactions du destinataire d'espèce. La perspective de l'inconvénient doit être propre, pour un destinataire raisonnable, à l'amener à adopter un comportement qu'il n'aurait pas eu s'il avait eu toute sa liberté de décision (mêmes arrêts). La menace de déposer plainte pénale doit être considérée, dans le principe, comme la menace d'un dommage sérieux. Encore faut-il, selon le Tribunal fédéral, que la complexité des faits à élucider apparaisse telle que la plainte soit de nature à provoquer de sérieux tourments et à inciter la personne menacée à céder (ATF 120 IV 19 consid.