Dans ces circonstances, il se justifie de laisser à la police de sûreté le temps de mener à bien la délégation qui lui a été confiée par le juge d'instruction la veille de l'audience du 6 mai, comme aussi les délégations ultérieures en rapport avec les nouvelles explications fournies par le recourant pendant et après cette audience. Il existe ainsi un risque que l'enquête soit compromise, si le prévenu recouvrait maintenant la liberté. La seconde condition pour le maintien de la détention est réalisée, et l'on ne voit pas en quoi le juge aurait tardé à mettre en œuvre ces diverses mesures d'instruction. c)