Or précisément le juge d'instruction a estimé nécessaire d'adresser à nouveau à la police de sûreté la délégation du 5 mai, en rapport avec ce volet de l'enquête. Le recourant peut ainsi pas soutenir sérieusement que cette délégation ne justifie pas la détention, aussi longtemps que les opérations requises par le juge n'ont pas encore eu lieu et que l'on n'en connaît pas le résultat. Au vu du dossier, on doit à tout le moins admettre que, sur ce volet, des présomptions sérieuses de culpabilité existent.