Elle retient un risque de fuite en raison de la nationalité étrangère du prévenu, de l'absence de place de travail ou d'une réduction au minimum vital en cas d'emploi ou de prestations d'assurances sociales. Elle relève que le risque de fuite doit aussi s'apprécier en fonction de la peine encourue, laquelle pourrait être conséquente au vu des infractions reprochées qui sont graves, et ce en dépit de son attachement pour sa femme au Locle et de la naissance imminente d'un enfant . La juge d'instruction retient également un risque de récidive, au motif qu'il est illusoire de mettre en oeuvre une thérapie efficace avant le jugement, dans le sens préconisé par l'expert.