Dès lors, ne comprenant pas pourquoi il était maintenu en détention, le prévenu a sollicité des explications du juge par lettre du 3 mars 2003 (D 298). Par courrier du 4 mars 2003, le juge d'instruction lui a indiqué que si le retrait de plainte entraînait de fait l'extinction des préventions de lésions corporelles simples et menaces, il n'en allait pas de même des préventions de viols, séquestrations et consommations de stupéfiants, qui se poursuivent d'office, ajoutant qu'étant donné la gravité des faits reprochés, le retrait de plainte n'avait aucune incidence sur sa décision du 18 février 2003 et que la détention était donc maintenue (D 299). B.