Le juge d'instruction ayant conclu au rejet du recours, sans formuler d'observations, alors que le recourant disait expressément vouloir téléphoner à des personnes qu'il pouvait rencontrer en parloir libre, on en déduira qu'elle a pensé que, même lors de conversations téléphoniques avec ces personnes, le risque de collusion existe. Cela paraît arbitraire, si l'on pense que le recourant peut voir ces personnes librement 30 minutes chaque semaine, mais cela n'entraîne pas nécessairement l'annulation de la décision attaquée. Comme on l'a vu, en effet, l'emploi du téléphone, sauf cas exceptionnels ou d'urgence, est avant tout un substitut du droit de visite.