Pour les autres cas, on peut se rallier à l'opinion du Tribunal fédéral exprimé dans un arrêt du 13 août 2002 (IP.382/2002). Un droit à l'utilisation du téléphone doit être reconnu non seulement dans les hypothétiques cas exceptionnels ou d'urgence mais aussi lorsque le détenu demande à communiquer avec des proches dont on ne peut pas attendre, notamment en raison de l'éloignement, qu'ils se rendent à la prison pour rendre visite au prévenu. Le droit de téléphone est alors reconnu comme un substitut de celui de recevoir des visites. 7. En l'occurrence, la juge d'instruction a motivé son refus pour des questions de censure. Apparemment, elle a voulu surtout prévenir un risque de collusion.