Le règlement général concernant la détention n'exclut donc pas l'emploi d'un téléphone par une personne en détention préventive. Dans ce dernier cas, l'emploi est soumis toutefois à l'autorisation du juge d'instruction qui ne peut la refuser arbitrairement. On admettra ainsi que le juge d'instruction peut refuser un téléphone s'il existe un risque concret de collusion avec l'interlocuteur (arrêt de la Chambre d'accusation du 19 novembre 2002 en la cause Y) ou si le prévenu est suspecté de vouloir préparer sa fuite. Pour les autres cas, on peut se rallier à l'opinion du Tribunal fédéral exprimé dans un arrêt du 13 août 2002 (IP.382/2002).