L'alternative posée était claire, dès l'instant où il est légitime de préserver l'intérêt de l'enquête à ce que certains noms et certains éléments au sujet de personnes non encore interpellées ou entendues ne soient pas divulgués: soit la consultation du dossier est exclue aussi longtemps – ce qui peut prendre des semaines - que ces noms et ces éléments n'auront pas été éliminés (au moyen d'un "caviardage"), soit le défenseur s'engage à ne divulguer aucun nom, ni aucune indication utile pour les joindre, de personnes non encore interpellées ou entendues, et à ne prendre copie des écoutes téléphoniques susceptibles d'être remises au client que dans la mesure où ces copies sont caviardées