Une pesée d'intérêts doit dès lors être opérée entre le droit de l'enfant au respect de sa sphère privée, voire intime, et le droit des parties à la consultation du dossier dans des conditions convenables. Dans cette optique, il est indéniable que le fait de soumettre l'enfant à une audition filmée constitue déjà en lui-même une atteinte si sensible à sa sphère privée, qu'il convient de pouvoir lui donner l'assurance absolue que l'enregistrement vidéo ne pourra être visionné que par les parties à la procédure et leurs mandataires, ce qui implique que la consultation de cet enregistrement ne puisse avoir lieu qu'au greffe de l'autorité judiciaire.