7. Même s'il convient d'éviter une "sacralisation de l'image", selon l'expression des recourants, et s'il est vrai que les déclarations faites par une partie ou un témoin devant le juge d'instruction et consignées au dossier peuvent – tout particulièrement dans une affaire d'abus sexuel – exiger une confidentialité particulière, il n'en demeure pas moins qu'un enregistrement vidéo expose de manière plus sensible la personnalité de l'enfant auditionné sous cette forme. Une pesée d'intérêts doit dès lors être opérée entre le droit de l'enfant au respect de sa sphère privée, voire intime, et le droit des parties à la consultation du dossier dans des conditions convenables.