Dans le cas d'espèce, on ne perdra pas de vue que le prévenu a déjà été condamné à six reprises par le passé, pour des peines totalisant quarante-huit mois d'emprisonnement, qu'il a été soumis à un traitement ambulatoire pendant l'exécution d'une des peines (le juge s'étant alors fondé sur deux expertises du Dr L. remontant aux années 1987 et 1988), qu'un jugement ultérieur lui a refusé une suspension de la peine au profit d'un placement, mais que ce placement, ordonné ultérieurement (art.44 ch.6 CP), a été levé six mois plus tard. Pour le surplus, le prévenu a décrit sa situation personnelle en neuf lignes lors d'un interrogatoire de police le 14 juin 2002 (D147).