Or, la logique empêche d'ordonner simultanément une preuve sollicitée par une partie – en l'occurrence une expertise médicale, (art.154ss CPP) - et la clôture de l'information, sauf à nier l'utilité de la preuve mise en œuvre. Des considérations d'opportunité – tenant au fait qu'un co-prévenu est détenu depuis un peu plus de trois mois et qu'une disjonction des causes ne se justifie pas – n'ont pas leur place au regard du texte clair des articles 112 et 175 CPP. En conséquence, l'ordonnance de clôture doit être annulée et le dossier renvoyé au juge d'instruction, pour qu'il suive conformément à la loi.