Comme rien n'empêche une partie de solliciter du juge d'instruction, en cas de besoin, qu’il procède à un acte d'enquête susceptible de reprendre ou recouper en tout ou partie des actes accomplis par la police, par exemple qu'il entende lui-même des personnes déjà auditionnées par celle-ci, on ne peut considérer que l'impossibilité pour le mandataire du prévenu de participer aux auditions menées par la police soit contraire à la jurisprudence précitée. Les arrêts les plus récents vont dans ce sens (voir ATF des 26 janvier, 4 juillet et 5 novembre 2001, cités par Malinverni/Hottelier, La pratique suisse relative aux droits de l'homme 2001, in RSDIE 3/2002, pp.426, 438 et 439).