Dans cette hypothèse précise, il pourrait être choquant de laisser à l'Etat la charge des frais de la procédure pénale. Un raisonnement similaire a déjà été tenu par le ministère public à l'égard d'une personne désignée comme auteur d'une infraction ne se poursuivant que sur plainte, qui paraissait avoir été identifiée à satisfaction mais qui n'a pas fait l'objet d'une condamnation par suite du retrait de la plainte (ordonnance du 22 mai 2002, confirmée par arrêt de la Chambre d'accusation du 2 octobre 2002 en la cause P., RJN 2002, p.190).