On ne voit en effet aucune raison valable de laisser à la charge de l'Etat les frais d'une procédure qui a conduit à l'identification du recourant, alors que de son côté le plaignant s'est vu rembourser par le recourant les frais occasionnés pour la surveillance téléphonique par Swisscom. En d'autres termes, il ressort du dossier que le recourant a violé manifestement une norme de droit fédéral et qu'il a fait naître ainsi, selon le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie, le soupçon d'un comportement punissable et justifiant l'ouverture d'une enquête pénale (voir RJN 1997, p.186, cons. 3 in fine