En l'espèce, on peut certes comprendre que n'ayant reçu aucune réponse à ses courriers des 18 octobre, 9 novembre et 6 décembre 2001 – si ce n'est, le 20 décembre 2001, une lettre du service d'obstétrique et de gynécologie de l'Hôpital Pourtalès datée du 28 novembre précédant – le juge d'instruction ait pu raisonnablement considérer le recourant comme un témoin récalcitrant par le fait de ne pas avoir comparu à son audience. La question est toutefois de savoir si le recourant a reçu à temps la citation expédiée le 27 novembre 2001.